Chapelle de Bever

La chapelle Saint-Symphorien de Bever est toute simple, bâtie selon un plan rectangulaire caractéristique du XVIIe siècle. En 1704, elle est mentionnée comme faisant partie du fief de Jacques-Sébastien de Kerguz, seigneur de Kerstang. Elle fut jadis dédiée à saint Bever, qui a laissé son nom au village, mais après sa reconstruction partielle en 1878, elle fut placée sous le patronage de saint Symphorien.  Ce jeune martyr  eut la tête tranchée à Autun au IIe ou au IIIe siècle. Il est un des saints les plus connus de cette période reculée du christianisme en Gaule.

Particularités

La baie qui se trouve dans le mur du chevet comporte une structure trilobée. Le vitrail de cette baie a été réalisé par Xavier LE DUIGOU à l’initiative de la municipalité en 2012 et béni lors du pardon de 2013. L’autel du XVIIIe siècle, qui provient de l’église paroissiale, est surmonté de deux anges en prière, en bois. Sur le mur est, se trouve la statue en bois de saint Symphorien, datée du XVIIe siècle, et dont la présence pourrait expliquer que la chapelle ait été dédiée à ce saint par la suite. D’autres statues sont à remarquer, à commencer par un groupe représentant la pitié du Père, ensemble montrant Dieu Le Père qui soutient des deux mains la croix du Christ (granite, XVIe siècle).

On voit aussi une statue en bois de saint Eutrope, évêque de Saintes , qui proviendrait d’une ancienne chapelle et une Vierge couronnée à l’enfant, en bois, du XVIe. Enfin un groupe représentant saint Michel en train de terrasser le dragon orne le mur nord, près de la Vierge. Saint Michel porte une armure et brandit une épée. Le monstre présente une tête humaine. Le pardon a lieu le dimanche qui suit l’Ascension, c’est le premier de la saison sur la paroisse de Gourin .

Autour du pardon

Le quartier, moins peuplé que d’autres, moins jeune aussi, assure néanmoins la préparation du pardon annuel. Après la messe, célébrée habituellement en après-midi, une collation est servie aux abords de la chapelle. En octobre 2014, la porte avait été fracturée en même temps que des vols étaient commis dans les églises de Roudouallec et de Gourin, mais aucune statue n’a été volée dans la chapelle.