Chapelle Sainte Julienne

La chapelle Sainte Julienne porte aussi le nom de Sant Diboan « celui qui ôte la douleur ». Le nom Diboan contient le breton «poan», peine, souffrance, douleur; le préfixe di- étant privatif, Diboan s’est référé à quelqu’un qui soulageait les douleurs.

Ainsi, invoque-t-on saint Diboan pour soulager les souffrances des malades et notamment des moribonds.

On retrouve cet ermite,  aux côtés de saint Nicodème, à Pluméliau (56).

Il est dit qu’il accompagnait les mourants dans l’au-delà. Mais des légendes bretonnes parlent aussi de sa connaissance des maladies : les gens venaient pour savoir si le malade allait guérir ou mourir.

La dévotion du lieu est en relation avec un culte ancien concernant l’existence d’une fontaine située à 700 m et dont l’eau passe pour être dotée de propriétés quasi miraculeuses, vertus curatives capables de soulager de toute peine jusqu’à abréger l’agonie des mourants.

Une restauration importante a eu lieu en 1980, toutes les familles du quartier ont participé de près ou de loin aux travaux.

Particularités

Sainte Julienne a été construite en 1814. Aujourd’hui la chapelle est en très bon état, de nouveaux vitraux y ont été installés en 2014. Le comité de chapelle est fort d’une soixantaine de personnes. Le pardon annuel a lieu le troisième dimanche de juillet. Une messe est célébrée le samedi soir et suivi d’une procession et d’un feu de joie. Le dimanche après-midi les vêpres sont célébrées. A un autre moment de l’année, le quartier se réunit autour du prêtre pour prier pour les défunts du quartier. Cette autre occasion rassemble les familles et les habitués de la chapelle.

Autour du pardon

S‘en suit une fête profane agrémentée de différents jeux et du traditionnel café crêpes gâteaux. En fin d’après-midi, les jeux bretons font la joie de nombreux sportifs et spectateurs. La soirée se termine par un repas suivi d’un bal. Toutes ces festivités sont possibles grâce aux nombreuses familles habitant ce quartier. Elles sont solidaires de la vie de leur chapelle.