La chapelle Saint-Guénin, un lieu de mémoire et de dévotion
Dominant un paysage aujourd’hui paisible et retiré, la chapelle Saint-Guénin témoigne d’une histoire religieuse ancienne. La présence d’un lieu de culte dédié à saint Guénin est attestée dès le Moyen Âge. En 1085, le duc Alain Fergent fit don à l’abbaye Sainte-Croix de Quimperlé de la paroisse — ou succursale — de Saint-Guénin. Cette donation inscrit le site dans l’histoire ancienne de l’organisation religieuse du territoire et rappelle le rôle important joué par les abbayes dans la vie des paroisses bretonnes au Moyen Âge.
La chapelle que nous connaissons aujourd’hui est toutefois bien plus tardive. Elle fut édifiée en 1658 par le recteur Yvonnic et le curé Clederc, à une époque où de nombreuses chapelles étaient reconstruites ou agrandies pour répondre aux besoins de la vie religieuse locale. L’édifice a ensuite fait l’objet d’une restauration partielle en 1966, permettant de préserver ce témoignage du patrimoine religieux de la commune

La situation de la chapelle contribue largement à son caractère. Isolée sur un promontoire et limitée au sud par un fossé, elle setenir à l’écart du monde, dans un environnement propice au recueillement. Cette implantation particulière participe au charme du lieu et invite à imaginer les générations de fidèles qui s’y sont succédé au fil des siècles.
À l’intérieur, plusieurs éléments anciens méritent l’attention. La tribune, soutenue par des colonnes de granit, remonte aux XVIIᵉ-XVIIIᵉ siècles. Elle rappelle l’organisation intérieure des chapelles d’autrefois et témoigne du soin apporté à leur aménagement.
À l’intérieur, plusieurs éléments anciens méritent l’attention. La tribune, soutenue par des colonnes de granit, remonte aux XVIIᵉ-XVIIIᵉ siècles. Elle rappelle l’organisation intérieure des chapelles d’autrefois et témoigne du soin apporté à leur aménagement.
La chapelle conserve également une statue de saint Guénin en bois polychrome datant du XVIIIᵉ siècle. Elle fait écho au tableau du retable, une huile sur toile du XVIIIᵉ siècle représentant saint Guénin comme intercesseur des mères auprès de la Vierge. Ces deux œuvres donnent à voir la place occupée par le saint dans la dévotion populaire et notamment dans la prière des mères.
Ainsi, derrière la simplicité apparente de cette chapelle se dessine une histoire qui traverse les siècles : une donation du XIᵉ siècle, une reconstruction au XVIIᵉ siècle, des aménagements anciens préservés et une dévotion à saint Guénin encore inscrite dans les œuvres conservées aujourd’hui.
Loin d’être seulement un édifice ancien, la chapelle Saint-Guénin demeure ainsi un lieu où se rencontrent mémoire, patrimoine et foi, rappelant que nos chapelles ne prennent tout leur sens que lorsqu’elles restent des lieux habités par la prière et la mémoire des générations qui nous ont précédés.
Le pardon de Saint-Guénin se déroule chaque année le troisième dimanche d’août
PARDON 2022
La pluie s’étant invitée, la procession et la bénédiction du pardon se sont déroulées dans la chapelle. Le père Pédrono qui célébrait la messe, a convié l’assistance à prier Saint-Guénin au quotidien. Il s’est adressé aux bénévoles en les remerciant pour le travail d’entretien et de préservation de la chapelle.