LundiSaint

Lundi saint

Bonjour à tous et à toutes en ce nième jour de confinement…On ne compte plus, on continue tout simplement : solitude…travail et études en familles…Quelques pas dans les rues pour le journal ou l’alimentation…Saluts amicaux ou sérieux…Coups de fil aux proches ou aux voisins…Et pourtant il faut tenir  pour que ce temps porte ses fruits…Et que les autorités envisagent le dé-confinement (des mesures à l’étude entend-t-on dire!)

    Avec cela nous comprenons la peine des familles à se retrouver pour dire adieu à l’un des leurs qui nous quitte. Soyons proche d’eux, au moins dans le souvenir et la prière, comme cet après-midi à Langonnet pour Marie Nadan, née Ulliac, de Colléty que beaucoup ont connue…

   Nous sommes entrés dans la SEMAINE SAINTE et nous pouvons y participer de notre mieux, ne serait-ce que par les évangiles de chaque jour dans nos Prions en Eglise, Magnificat ou autres ou par le site AELF.

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Pendant ces 3 premiers jours de la semaine, je choisis d’attirer votre attention sur deux éléments: Le Serviteur de Dieu…et les Psaumes.

Les chants du Serviteur 

Dans la Bible, le titre de Serviteur de Dieu est donné à de nombreux personnages depuis les patriarches, Moïse, ceux qui dirigent le peuple revenu d’exil : ce sont des hommes dont la mission est d’être au service du peuple élu. Mais dans la dernière partie du livre d’Isaïe (Isaïe 49-55), l’auteur nous présente le visage mystérieux  d’un prophète que Dieu nomme son Serviteur. Il y a  4 passages que l’on appelle « Les chants du Serviteur ». Ils peuvent nous aider en cette semaine à mieux découvrir comment le Christ Jésus se manifeste comme le Serviteur de Dieu, lié à son peuple, mais venu pour le rassembler en offrant sa vie pour accomplir le projet de Dieu en justifiant les pécheurs de toutes les nations…

Voici le premier de ces chants. Un autre sera lu le Vendredi Saint…

Isaïe 42:1-9 «Voici mon serviteur que je soutiens, mon élu qui a toute ma faveur.

       J’ai fait reposer sur lui mon esprit ; aux nations, il proclamera le droit. Il ne criera pas, il ne haussera pas le ton, il ne fera pas entendre sa voix au-dehors. Il ne brisera pas le roseau qui fléchit, il n’éteindra pas la mèche qui faiblit, il proclamera le droit en vérité.

Il ne faiblira pas, il ne fléchira pas, jusqu’à ce qu’il établisse le droit sur la terre, et que les îles lointaines aspirent à recevoir ses lois. Ainsi parle Dieu, le Seigneur, qui crée les cieux et les déploie, qui affermit la terre et ce qu’elle produit ;  il donne le souffle au peuple qui l’habite, et l’esprit à ceux qui la parcourent :

  Moi, le Seigneur, je t’ai appelé selon la justice ; je te saisis par la main, je te façonne, je fais de toi l’alliance du peuple, la lumière des nations : tu ouvriras les yeux des aveugles, tu feras sortir les captifs de leur prison, et, de leur cachot, ceux qui habitent les ténèbres.

Je suis le Seigneur, tel est mon nom ; et je ne céderai pas ma gloire à un autre, ni ma louange aux idoles. Les événements passés, voici qu’ils sont arrivés. Les nouveaux, c’est moi qui les annonce ; avant qu’ils ne germent, je vous les fais connaître.

LES PSAUMES

Dans nos bibles, il y en a 150. Depuis ses origines, le corpus des chants de la liturgie romaine est tissé d’emprunts faits majoritairement aux Psaumes.

       Jusqu’à la réforme de Vatican II, les Psaumes, récités comme tels, constituaient l’essentiel de la liturgie des Heures (ou bréviaire dans le langage populaire), le Psautier étant chanté intégralement chaque semaine.  

       Aujourd’hui, le Psautier est réparti sur quatre semaines dans l’office romain, sur une ou deux semaines dans l’office monastique. Les prêtres, les diacres, les religieux et religieuses célèbrent tous les jours la liturgie des Heures, à l’aide de livres fondés sur les psaumes.

        À la messe, depuis le Concile Vatican II, un psaume est lu à chaque messe. 80 psaumes sont proposés en trois ans aux fidèles chaque dimanche. En particulier, après la première lecture, on psalmodie tout ou partie d’un psaume avec un refrain souvent chanté par l’Assemblée.

       Nous sommes ainsi familiers des psaumes. Nous pouvons aussi en faire une nourriture spirituelle. Un prêtre du diocèse de Quimper et Léon, le P. Pierre Guichou, professeur d’Écritures Saintes au Grand Séminaire de Quimper, a publié aux éditions du Cerf en 1957, « Les Psaumes, commentés par la Bible » (3 volumes)

Dans cette étude, pour chaque psaume, il recherche dans la bible :

1- le Psaume dans la vie d’Israël ;

2- Le Psaume dans la vie du Christ ;

3- Le Psaume, prière chrétienne

C’est là que cela peut devenir une source d’eau vive pour nous. « C’est Jésus lui-même qui continue à prier par la bouche de l’Eglise et de ses disciples dispersés  (confinés) tout comme il continue à parler, à souffrir, à sauver, en un mot à vivre en eux tous (et bien sûr aussi par nos actions en cette période) : Si je vis, dit saint Paul, ce n’est plus moi, c’est le Christ qui vit en moi » (Gal 2, 20)

Nous pouvons aujourd’hui prendre le Psaume du jour. Et n’oubliez pas la Lectio Divina.

PSAUME (26 (27), 1, 2, 3, 13-14)

R/ Le Seigneur est ma lumière et mon salut.      (26, 1a)

Le Seigneur est ma lumière et mon salut ; de qui aurais-je crainte ? Le Seigneur est le rempart de ma vie ; devant qui tremblerais-je ?

Si des méchants s’avancent contre moi pour me déchirer, ce sont eux, mes ennemis, mes adversaires, qui perdent pied et succombent.

Qu’une armée se déploie devant moi, mon cœur est sans crainte ; que la bataille s’engage contre moi, je garde confiance.

J’en suis sûr, je verrai les bontés du Seigneur sur la terre des vivants. « Espère le Seigneur, sois fort et prends courage ; espère le Seigneur. »

INTERCESSION Supplions le Christ qui nous a aimés jusqu’à la mort.

R/Sauve-nous par ton amour.

° Jésus que l’on a bafoué sans raison, — prends pitié de ceux dont l’amour est trahi.

° Jésus que l’amour du Royaume a perdu, — prends pitié de ceux que l’on met en prison.

° Jésus qui n’as pas trouvé de consolateur, — prends pitié de ceux qui sont affligés.

° Jésus que l’on abreuva de vinaigre, — prends pitié de ceux qui souffrent pour la justice.

° Jésus, humilié par les hommes, sauvé par Dieu, — sois la joie et la fête des pauvres.

NOTRE PÈRE

ORAISON

Dieu tout-puissant, nous t’en supplions : quand nous tombons à cause de notre faiblesse, donne-nous de reprendre vie par la passion de ton Fils bien-aimé.