La chapelle Sainte-Hélène et Sainte-Ursule
Au cœur du hameau de La Villeneuve-Runellou, au bord d’un chemin et dans un espace aujourd’hui dégagé, se trouve la chapelle Sainte-Hélène et Sainte-Ursule. Son origine demeure incertaine : elle n’est pas précisément datée, même si ses caractéristiques architecturales permettent de la rattacher à l’architecture locale du XVIIe siècle.

De dimensions modestes, la chapelle présente un plan rectangulaire à vaisseau unique, prolongé par une abside à pans coupés. Le chœur liturgique est délimité par un emmarchement et une table de communion. Les façades ouest et sud sont percées chacune d’une porte en arc en plein cintre, surmontée d’un oculus. La façade nord, quant à elle, est aveugle. L’ensemble est dominé par un petit clocher couronné d’une fausse coupole.
Par sa simplicité et ses proportions, l’édifice s’inscrit pleinement dans le paysage religieux rural de la région. La disposition de ses ouvertures et la forme de son petit clocher présentent notamment des similitudes avec la chapelle Saint-Guénin. Le pignon et la toiture ont été entièrement refaits en 1951, assurant ainsi la sauvegarde de l’édifice pour les générations suivantes.
À l’intérieur, l’attention se porte notamment sur l’autel et le retable en bois polychrome, qui remontent à la fin du XVIIe siècle. Le mobilier témoigne ainsi de l’ancienneté de la dévotion attachée à ce lieu. Un ensemble composé de deux statues d’angelots ainsi qu’une statue de la Vierge à l’Enfant, de facture comparable, sont aujourd’hui conservés hors de la chapelle.
Une chapelle longtemps privée
La chapelle possède également une histoire plus récente et singulière. Longtemps propriété privée, elle appartenait à Hélène de Fraguier de Saint-Pierre, descendante de la baronne de Saint-Cyr. Par un acte certifié en novembre 2011, celle-ci a choisi d’en faire don à la commune.
Cette donation était assortie de deux conditions : assurer l’entretien de l’édifice et préserver sa fonction cultuelle chrétienne. Un geste qui témoigne de la volonté de transmettre ce patrimoine et de permettre à la chapelle de conserver sa place dans la vie religieuse locale.
Avant cette transmission à la commune, le lieu était notamment marqué par deux pardons célébrés chaque année, dont l’un était consacré à la bénédiction des chevaux. Cette tradition rappelle combien les chapelles rurales étaient autrefois étroitement liées à la vie quotidienne des habitants et à leurs activités agricoles.
Redonner vie au lieu
Ces dernières années, des travaux de rénovation ont permis de poursuivre la préservation de la chapelle. Les portes des deux entrées ont été entièrement refaites et différents éléments du patrimoine intérieur ont été remis en état : bancs, autel, table de communion et autres éléments du mobilier.
Ces travaux ne concernent donc pas seulement les pierres ou le bois. Ils participent à la volonté de préserver un lieu de mémoire et de lui permettre de retrouver une fonction vivante au sein de la communauté.
La mémoire des anciens pardons demeure cependant imprécise. Les dates exactes de certaines célébrations se sont peu à peu perdues : étaient-elles fixées en août ou en octobre ? Quant à la traditionnelle bénédiction des chevaux, elle semble avoir été associée au troisième dimanche de juin, mais ce point mériterait d’être confirmé auprès des archives ou de la mémoire des habitants.
Cette part d’incertitude fait d’ailleurs partie de l’histoire du lieu. Une chapelle ne se raconte pas uniquement à travers des dates certaines et des documents anciens : elle vit aussi dans les souvenirs transmis, les récits des habitants et les traditions qui ont parfois laissé des traces plus fortes que les archives.
Aujourd’hui, Sainte-Hélène et Sainte-Ursule demeure ainsi un précieux témoin du patrimoine religieux local. Restaurée et désormais propriété communale, elle porte à la fois la mémoire d’une longue tradition chrétienne, le témoignage d’un patrimoine architectural du XVIIe siècle et l’espoir de voir renaître les rassemblements et les célébrations qui ont autrefois rythmé la vie du hameau.
PARDON 2022
Le pardon de la chapelle Sainte Hélène et Sainte Ursule a été célébré ce 9 octobre par Père Émile. L’édifice paraissait bien étroit pour accueillir l’affluence des « pardonneurs », conquis par l’entrain de « Kantikoù hon chapelioù ». Les bénévoles du quartier que Père Émile a remerciés chaleureusement ont ensuite offert un verre de l’amitié. Le pardon de Saint André à Langonnet sera dernier de la longue liste des pardons du doyenné.
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La célébration du pardon reprend à la chapelle dédiée aux Saintes Hélène et Ursule. Il n’a pas eu lieu pendant un certain temps. A la demande des sympathisants et des chrétiens attachés à ce lieu, il s’est tenu le dimanche 14 octobre 2018.
Renaissance du pardon
Ce dimanche 14 octobre 2018 a vu renaître le pardon de cette chapelle dédiée aux saintes Hélène et Ursule. Les paroissiens et les anciens attachés à ce lieu de prière, se sont rassemblés malgré le temps maussade, pour faire revivre cette fête en latence depuis des décennies. La date du dernier pardon est imprécise dans la mémoire des voisins et des paroissiens. Il semble que cela remonte aux années 1950/60. Il y avait en réalité deux pardons.