EN CHEMIN VERS PÂQUES

EN CHEMIN VERS PÂQUES

Le mercredi des cendres nous fait entrer dans une période de quarante jours vers Pâques : c’est le temps du Carême. En 2022, il aura lieu du 2 mars au dimanche 14 avril. Il revient chaque année comme un cycle de purification et de recentrement de notre vie sur Dieu. Attachons nous à ne pas en faire une parenthèse de 40 jours mais bien le point de départ d’une nouvelle conversion. Comme Jésus au désert a résisté à Satan par trois fois, nous aussi nous pouvons être vainqueurs des trois tentations de l’oralité, du pouvoir et de nier nos limites humaines, en écoutant chaque jour la Parole de Dieu qui est très riche en ce temps liturgique du Carême.

La prière

Sachons prendre le temps de nous recueillir. Prions à l’image de Jésus qui savait s’isoler de la foule pour la mieux retrouver après son dialogue avec le Père. Chaque jour, acceptons de nous mettre quelques minutes devant le Seigneur. Essayons  de faire silence en nos vies en méditant sa Parole dans le silence, loin des réseaux sociaux et des médias pour donner priorité à l’Essentiel.

Le jeûne

L’ascèse est une pratique qui nous rebute. Dans nos sociétés d’abondance la privation parait incongrue bien qu’aujourd’hui beaucoup de nos concitoyens vivent dans des conditions précaires et connaissent la faim. L’Église nous rappelle certains actes pénitentiels significatifs : manger moins chaque vendredi, jeûner (au moins pour un repas) le mercredi des Cendres et le Vendredi Saint. Mais surtout, elle nous recommande de veiller à notre façon de vivre. Nous inspirons-nous du Christ et des prescriptions de l’Église ou bien cédons-nous au laxisme et à la frivolité ? Avec tous nos frères chrétiens, avec tous ceux qui souffrent de la faim,  ceux qu’on prive liberté ou de dignité, ceux pour qui la vie quotidienne est une privation imposée, entrons dans ce jeûne du Carême comme dans le bain d’une nouvelle naissance.

Le partage

Le but du jeûne n’est pas seulement la privation, mais le partage, l’aumône. Ce que nous économisons ainsi, nous sommes invités à le donner à ceux qui par indigence, jeûnent tous les jours. Ils sont des millions dans le monde et des milliers en France ! Engageons-nous au service des plus déshérités en bannissant l’individualisme et l’apathie. Développons la solidarité à l’intérieur de nos communautés dans les associations ou les mouvements qui œuvrent au service des plus fragiles. N’oublions pas tous ceux et celles qui, dans le Tiers-monde, vivent dans des situations encore plus tragiques, affectés par la malnutrition, le manque de soins médicaux, l’extrême pauvreté, la violence aveugle ou le regroupement dans des camps de réfugiés où règnent misère et promiscuité.

La pénitence et la réconciliation

Ce temps du Carême ne sera véritablement conversion que si nous allons jusqu’à l’accueil du pardon du Seigneur dans le Sacrement de réconciliation. Ce sacrement reçu personnellement témoigne, pour la communauté chrétienne et pour ceux qui sont marqués par l’échec et le péché, que le Dieu de Jésus-Christ ouvre largement son pardon à tout homme de bonne volonté. sil n’y a pas d’échec définitif et Dieu est plus grand que notre cœur. Engageons-nous sur la longue route du Carême, résolument et avec foi. Après avoir accompagné Jésus dans son entrée à Jérusalem aux Rameaux, participé à la Cène le Jeudi Saint, monté avec Lui au Golgotha le Vendredi Saint, dans la nuit de Pâques, avec tous les nouveaux baptisés, nous renouvellerons les engagements de notre baptême et nous chanterons l’Alléluia Pascal, en tenant nos cierges allumés par lesquels Jésus ressuscité illuminera nos visages.